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La rhinosculpture secondaire est une intervention partiquée sur
un nez ayant déjà été opéré
une ou plusieurs fois.
Le nez peut être opéré plusieurs fois, lorsque
cela est nécessaire, pour des raisons dinsuffisance de
résultats ou de mauvais résultats esthétiques ou
fonctionnels.
Ces échecs ou résultats non satisfaisants sur le plan
esthétique et fonctionnel sont le plus souvent directement imputables
à la manière dont a été réalisé
lacte opératoire, mais également à des paramètres
qui ne dépendent ni du chirurgien ni de la technique, par exemple:
fibrose, rétraction, infection,cicatrice hypertrophique .
Ces échecs vont de la simple petite imperfection, (facilement
rattrapable), au véritable désastre ! Avec de multiples
stades intermédiaires.
Quelles soient congénitales ou post traumatiques, la complexité
des lésions peut constituer un obstacle presque insurmontable.
Dans ce cas, il incombe au praticien davertir son patient, des
résultats raisonnablement escomptables ou des possibles risques
dinsuffisance de résultat.
Ces rhinoplasties ou rhinosculptures feront appel à des techniques
sophistiquées, raffinées nécessitant lemploi
de greffons de reconstruction osseux ou le plus souvent cartilagineux.
Plus que dans les rhinoplasties primaires, chaque cas de rhinosculpture
secondaire doit être considéré comme une entité
chirurgicale distincte et particulière.
Il sagira dune intervention difficile, demandant au chirurgien
une triple expérience sur le plan conceptuel, technique et prédictif.
Approche psychologique
Que ce soit son propre patient ou un sujet opéré ailleurs,
il sagit le plus souvent dune personne plus ou moins déçue
voir mécontente dont lattitude témoignera dune
certaine défiance vis à vis de la chirurgie et dune
espérance parfois excessive dans le résultat dune
nouvelle intervention.
Il faudra donc avec beaucoup de patience et de tact expliquer les raisons
possibles de léchec ou de limperfection antérieure,
qui ne sont pas forcément imputables à lopérateur
et rappeler que la rhinoplastie est une intervention complexe délicate
ou la marge de manoeuvre et la marge derreurs sont étroites
!
Etre réaliste et modéré à legard des
résultats escomptables
Il faut bien comprendre que dans ces nez difficiles les chances dobtenir
un résultat parfait, après réintervention, sont
moindres quau cours de la rhinoplastie primaire (initiale).
Le patient doit être averti des difficultés techniques
et des inconvénients liés à la prise de greffons
cartilagineux ou osseux, cicatrices de prélèvements.
Ici encore le terme de Rhinosculpture prend tout son sens.
La discussion avec le patient permet parfois une approche plus raisonnable
des problèmes qui namènera à corriger quune
partie des disgraces les plus importantes.
Approche
des problèmes
Faire un diagnostic lésionnel aussi précis que possible
Lexamen clinique externe minutieux va : Préciser
les lésions
et déformations de la charpente ostéo-cartilagineuse voir
musculaire
létat
du revêtement cutané.
Quantifier
ce qui a été
laissé en trop.
ce qui a été
enlevé en excès.
ce qui a été
déformé, par une sculpture maladroite.
ce qui a été
déplacé par des positionnements ou sutures inadaptées.
Evaluer
la part de chaquun des éléments en cause
Suite de l'article
(Rhinoplastie secondaire)
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Lexamen clinique interne : rhinoscopie et fibre optique
apprécieront le retentissement fonctionnel, les brides, synéchies,
adhérences et la possibilité de trouver un site donneur
de greffons, local ou à distance (conque).
Outre lexamen clinique, les radiographies normales et rayons
mous, viendront compléter le bilan.
Enfin les photographies de face, 3/4, profil, et orifices narinaires
(face basse) permettront de souligner au patient les anomalies et
les corrections à apporter.
Au terme de ce diagnostic, le bilan lésionnel restera malgrés
tout, relativement, imprécis et lévaluation de
la part respective de chaque élément constitutif des
déformations nest souvent faite quau cours de lintervention
et reste une surprise ou découverte opératoire.
Le
prélevement des greffons
Expliquer la nécessité de greffer et dapporter
du matériau naturel, afin de reconstruire le nez.
Les sites de prélèvement seront déterminés
avec précision et sans ambiguïté.
Les avantages de lutilisation de los ou du cartilage bien
développés et expliqués.
Principes généraux de la rhinosculpture
secondaire
Fixer la date opératoire :
Les désastres post opératoires sont parfois dus
à des réinterventions précoces.
Hors la petite retouche, minime, qui peut se faire sous anesthésie
locale dans les six mois, le délai dattente raisonnable,
pour réintervenir, est de douze mois quil faut savoir,
parfois, prolonger à deux ans.
Lanesthésie générale sera de rigueur
car la duré
de lintervention est imprévisible et les surprises opératoires
fréquentes.
Etablir un projet opératoire précis :
- Déterminer le site de prélèvement
de greffons
- Nutiliser que des greffons cartilagineux autologues
soit de cloison, soit de conque, soit osseux pariétal ou iliaque
- Choisir la voie dabord qui sera le plus souvent
une voie externe ayant lavantage dexposer le nez dans
sa globalité .
La vision à ciel ouvert des structures ostéo-cartilagineuses
permettra :
- un bilan exact des déformations et des
lésions sous jacentes
- la rhinosculpture fine des structures déformées,
- la réinclusion des greffons qui pourront
être suturés sous contrôle de la vue en parfaite
position,
- une reconstruction précise de lanatomie
et de lintégrité du nez.
Un soin très particulier est apporté au traitement des
greffons qui seront sculptés avec partimonie et précision.
La mise en position et la fixation des greffes seront:
affinées, méticuleuses, précises
jusquà lobtention du résultat escompté.
La peau est redrappée sur le nouveau nez.
Les sutures de la muqueuse endonasale se font au fil très fin,
rapidement, résorbable.
La Rhinosculpture secondaire est
terminée.
Une résine ou un plâtre assureront la contention.
Prix remboursement
En
cas de malformations congenitales ou post traumatiques (accident ou
opération antérieure) une demande de prise en charge par votre assurance
maladie peut etre faite.
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